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Anecdote : Vidocq, un voyou ET un détective ?

Vidocq : le plus rocambolesque des détectives français

Voleur, bagnard, détective privé, agent secret… Nous parlons bien évidemment de Vidocq, parfois surnommé le “Napoléon de la police”. Il est passé du banditisme à la police en devenant sous l’Empire le chef de la très officieuse, mais très efficace, Brigade de sûreté. Élevé au niveau du mythe littéraire pour les personnages de Vautrin et de Valjean qu’il aurait inspiré à Balzac et à Hugo, Vidocq fait surtout référence à l’histoire de la Police.

Vous vous en doutez, ce personnage historique haut en couleur a inspiré à l’équipe de Visites-Spectacles une visite-enquête (L’Enquête du Palais-Royal 😉), mais aussi un billet de blog…

Alors, suivez votre guide virtuel pour découvrir 3 anecdotes autour de celui qui a révolutionné la Police

Les anecdotes curieusinutiles
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1. Une vie aussi palpitante que rocambolesque : après le bagne, la carrière dans la police !

Vidocq

La vie d’Eugène François Vidocq s’apparente parfois à celle d’un personnage de roman d’aventure…  À treize ans, incorrigible, il passe son temps à larciner et à se battre. Fils d’un boulanger d’Arras, il commet son premier vol à seize ans, s’engage dans l’armée, déserte, est condamné en 1796, s’évade du bagne de Brest, est repris, s’échappe à nouveau…

Vous avez suivi ?! 

Pendant plusieurs années, Vidocq va alterner évasions ratées et réussies. Enfin, il y a l’arrestation de trop et Vidocq, goujat (et surtout, peu frileux !), file à Paris pour proposer ses services à la police de la Sûreté. C’est l’ancêtre de l’actuelle Direction Régionale de la Police Judiciaire Parisienne, située au mythique 36 quai des Orfèvres. Il se “range”…

On l’embauche comme mouchard ! En tant qu’ancien bagnard, il peut facilement infiltrer le « milieu ». Les débuts de Vidocq sont si réussis qu’une brigade spéciale formée d’anciens bagnards lui est confiée en 1811.

On parle de leurs méthodes brutales et peu légales, qui choquent… Mais la brigade spéciale est efficace : elle arrête plus de bandits que la police !

En 1827, il démissionne et écrit ses mémoires.

2. Vidocq fonde la première agence de détective privé au monde

Inspecteur Vidocq

En 1833, après sa carrière dans la police, Vidocq fonde le « bureau des renseignements dans l’intérêt du commerce » rue Cloche-Perce, dans le deuxième arrondissement de Paris. 

C’est une sorte d’agence de détectives privés spécialisée dans un premier temps dans les enquêtes que des créanciers ou des industriels souhaitaient mener sur leur futurs clients ou débiteurs avant d’entrer en affaire avec eux. 

En bref, moyennant finance, les commerçants disposent d’un service de renseignement économique. Et même… en prime, d’infos sur les infidélités de leurs conjoints !

3. Ce que cache le n°13 de la galerie Vivienne

Galerie Vivienne

Le n° 13 de la galerie Vivienne cache un escalier… Qui se nomme « escalier de Vidocq » ! Sans surprise, c’est là qu’il a habité, vers 1840.

La légende dit qu’un souterrain relie la galerie Vivienne aux jardins du Palais-Royal… Et c’est par là qu’il se fait la malle en cas de danger !

Danger ? N’oubliez pas d’où notre détective vient ! Il y fut arrêté le 17 août 1842.

C’est un lieu qui n’est malheureusement pas accessible au public… Mais si vous êtes suffisamment attentif, peut-être que vous arriverez à vous y glisser avant qu’une porte ne se renferme… Ou bien, participez à notre visite-enquête l’Enquête du Palais-Royal pour marcher sur les traces du plus célèbre et du plus rocambolesque voyou/détective français !  

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